Actualités VIH

Texte publié le mardi 11 octobre 2005.

FRÉQUENCE VIH

RECHERCHE : Sida : les thérapies ne protègent pas le cerveau - RECHERCHE : Une cartographie cérébrale par IRM : Amincissement de la substance grise dans le sida -AFRIQUE : Orphelins du sida : Afrique du Sud, Kenya et Ouganda critiqués par un rapport - RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : L’action tardive contre le VIH/SIDA a aggravé la menace - ESPACE : Les expériences continueront sur orbite avec les vaccins contre le SIDA et le cancer - VIET-NAM CANADA : Projet canado-asiatique sur les maladies infectieuses - CÔTE D IVOIRE : Apprendre aux enfants à vivre avec le sida - GUYANE : Les médecins VNU mobilisés pour combattre le VIH/sida en Guyane

RECHERCHE : Sida : les thérapies ne protègent pas le cerveau

Les traitements qui parviennent à ralentir la progression du sida dans le corps ne peuvent la freiner dans le cerveau

Malgré les médicaments, le virus s’attaque aux zones de l’activité motrice, du langage et des sens, selon une étude de chercheurs américains publiée lundi. Ces scientifiques déclarent avoir découvert que le cerveau est bien plus vulnérable au VIH que les autres parties du corps, même lorsque les malades suivent un traitement médicamenteux. "Cette étude a produit deux grandes surprises. Premièrement, le SIDA s’attaque au cerveau de manière sélective. Deuxièmement, le traitement médical ne semble pas ralentir les dégâts" infligés par le virus au cerveau, selon Paul Thomson, de l’Université de Los Angeles (UCLA), associé pour ces recherches à l’Université de Pittsburgh. Le cerveau "offre un sanctuaire au VIH que la plupart des médicaments ne peuvent pas atteindre", a-t-il affirmé. Au cours de l’étude, les chercheurs ont analysé les images à résonance magnétique nucléaire (IRM) des cerveaux de 26 personnes infectées par le virus et 14 personnes séronégatives. Les IRM des personnes touchées par le virus ont montré en moyenne une perte de 15% des tissus du cerveau dans les centres régulant le mouvement et la coordination, selon le docteur Thompson. "La perte de tissu suit la perte de cellules (immunitaires) T, ce qui signifie que les gens dont le système immunitaire est déficient présentent aussi de graves dégâts au cerveau." Les malades souffrent souvent d’une perte du vocabulaire, de problèmes de jugement et de difficultés à s’organiser, ont indiqué les chercheurs. Les cas les plus graves se traduisent par une perte de mémoire et une démence comparable à celle de la maladie d’Alzheimer.

L’étude a été publiée lundi dans le périodique américain "Proceedings of the National Academy of Sciences".

Publié le 11/10 à 13:21

Source : http://info.france2.fr/

RECHERCHE : Une cartographie cérébrale par IRM Amincissement de la substance grise dans le sida

Les sujets atteints de sida présentent, en l’absence de toute infection opportuniste cérébrale, un amincissement de la substance grise dans les régions sensorielles, motrices, prémotrices et visuelles. Ces lésions sont corrélées à la fois à l’état immunitaire et aux capacités psychomotrices.

Plus de 40 % des personnes atteintes de sida à un stade déclaré de la maladie, présentent des troubles des fonctions cognitives allant d’un déficit mineur jusqu’à, dans les cas les plus graves, une démence qui précède généralement l’issue fatale. Ces déficits peuvent exister en l’absence d’infections opportunistes, ce qui suggère l’implication de mécanismes immunitaires dans l’apparition des troubles. Dans les jours et les semaines qui suivent la primo-infection par le VIH, le virus est présent au niveau du système nerveux central, mais il ne se réplique ni dans les neurones ni dans les cellules gliales. Les protéines du virus encodé sont directement toxiques pour les neurones glutaminergiques ; pourtant, chez des patients autopsiés, la plus grande partie du matériel viral se situe dans des monocytes infectés. Ces cellules traversent la barrière hématoencéphalique et peuvent, dans un second temps, libérer du virus au sein du système nerveux central. Les neurones sont d’abord lésés indirectement lorsque les macrophages, les lymphocytes et les cellules de la microglie infectés libèrent des lymphokines et d’autres substances neurotoxiques (TNF-)alpha, radicaux oxydatifs, protéase, acide quinolinique).

Afin de mieux connaître les différents types de lésions cérébrales liées au VIH, des neurologues américains, l’équipe du Dr Paul Thompson (Los Angeles) a procédé à une cartographie en trois dimensions du cerveau de 26 personnes atteintes de sida (25 hommes et une femme d’âge moyen 47,2 ans et ne présentant pas de démence liée au VIH) et de 14 témoins appariés pour l’âge. Chaque sujet a bénéficié d’un examen neurologique et d’une évaluation des fonctions cognitives dans les quatre semaines précédant la réalisation de l’examen IRM. Comparés avec les images des sujets contrôles, celles des malades montraient un amincissement prononcé et sélectif de la substance grise dans de nombreuses régions anatomiques incluant le cortex sensoriel primaire et le cortex moteur dans les deux hémisphères. Ces lésions pouvaient s’étendre antérieurement jusqu’au cortex frontal et au cortex prémoteur. D’autres anomalies ont été détectées dans les zones pariétales du cortex d’association mais aucun atteinte des aires périsylviennes n’a été détectée. Enfin, un amincissement de 15 % environ de la substance grise a été noté au niveau du cortex primaire visuel. En revanche, les régions temporales et préfrontales n’étaient pas atteintes chez ces malades.

Un parallélisme avec l’immunité.

L’analyse des lésions à l’IRM montre un parallélisme à la fois avec le degré d’immunité (compte de CD4) et avec l’intensité des déficits neuropsychologiques. Quinze des 26 personnes atteintes de sida recevaient un traitement par inhibiteurs de protéase associé avec des inhibiteurs de la transcriptase reverse. Parce que l’utilisation à long terme de ce type de médicaments peut induire des effets positifs (baisse de la charge virale, augmentation du compte de CD4) et négatifs (lipodystrophie), les auteurs ont choisi de comparer deux groupes de patients, ceux traités et non traités. Aucune différence d’épaisseur de la substance grise n’a été notée entre les deux groupes.

La sensibilité du cerveau au virus.

Pour les auteurs, « cette cartographie permet de juger de l’impact du sida sur le système nerveux central et confirme la sensibilité du cerveau au virus même lorsqu’un traitement antirétroviral est suivi ». Les lésions corticales des aires sensorielles primaires, prémotrices et visuelles s’opposent à celles retrouvées dans des pathologies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer (atteinte temporale, limbique et aires associatives). Par ailleurs, les lésions cérébrales préfrontales et pariétales se sont révélées prédictives de l’état immunitaire des patients. Enfin, l’amincissement des régions du langage et de la zone frontale des deux hémisphères pourrait apparaître comme un facteur prédictif du nombre des cellules T qui, lui-même, est indicatif de l’état immunitaire.

Dr ISABELLE CATALA

« Proc Natl Acad Sci USA », édition avancée en ligne.

Source : http://www.neuropsy.fr/

AFRIQUE : Orphelins du sida : Afrique du Sud, Kenya et Ouganda critiqués par un rapport

AFP 10.10.05 | 14h10

Les gouvernements du Kenya, d’Afrique du Sud et d’Ouganda ont échoué à faciliter l’accès à l’éducation des orphelins du sida, dans la région du monde la plus touchée par la pandémie, déplore un rapport de Human Rights Watch (HRW) publié lundi à Johannesburg.

Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme, basée aux Etats-Unis, environ 43 millions d’enfants en âge d’être scolarisés ne vont pas à l’école en Afrique sub-saharienne, nombre d’entre eux en raison des effets du VIH-sida. "En assurant un soutien limité aux efforts de la population en faveur des orphelins, les gouvernements ont échoué à corriger les désavantages subis par les enfants affectés par le sida, ce qui implique que ces enfants ont moins de chance que leurs camarades de s’inscrire, d’assister ou de progresser à l’école", dénonce HRW. "Les gouvernements du Kenya, d’Afrique du Sud et d’Ouganda se sont désintéressés de l’éducation des enfants affectés par le sida", ajoute ce rapport intitulé "Les négligences du gouvernement et le droit à l’éducation des enfants affectés par le sida". HRW précise être parvenu à cette conclusion après "des entretiens détaillés avec des dizaines d’enfants" dans ces trois pays. L’Afrique sub-saharienne détient le taux le plus élevé de cas de sida, avec environ 26,6 millions de personnes contaminées fin 2003 sur quelque 40 millions au niveau mondial, selon des estimations de l’Onu. L’Afrique du Sud compte à elle seule environ 1,1 million d’orphelins du sida. Selon Onusida, ils étaient environ 940.000 en Ouganda et 650.000 au Kenya en 2003.

Source : http://www.lemonde.fr/

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : L’action tardive contre le VIH/SIDA a aggravé la menace

Inter Press Service (Johannesburg)

10 Octobre 2005 Publié sur le web le 10 Octobre 2005

Jean-Louis Gondamoyen

Bangui

Les deux-tiers des lits dans les formations sanitaires de la République centrafricaine (RCA) étaient occupés par des malades du SIDA, révèle une étude du Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) réalisée en 2004.

Selon le directeur du Centre national de dépistage (CND), Dr Pierre Longo, le taux de prévalence de l’infection à VIH/SIDA varie entre 14 à 16 pour cent en zone urbaine, mais il atteint 18 pour cent en zone rurale. Mais le taux moyen de prévalence se situe autour de 16,5 pour cent, selon les dernières données de la représentation du Fonds mondial pour la lutte contre le SIDA et la tuberculose en Centrafrique. Avec ce taux de prévalence, la RCA occupe le 10ème rang mondial et le premier en Afrique centrale des pays les plus touchés par le VIH/SIDA. Dans certains arrondissements de Bangui, la capitale, ce taux avoisine les 21 pour cent, selon l’étude de l’ONUSIDA qui portait notamment sur les femmes enceintes. Interrogé par IPS, Dr Abdoulaye Sépou, professeur de médecine à l’Université de Bangui, a déclaré que le nombre de décès dus au SIDA à l’heure actuelle est supérieur à 25.000 par an depuis cinq ans tandis que le nombre des orphelins est estimé à 150.000. "Nous notons une réduction de l’espérance de vie à cause de l’augmentation vertigineuse de l’infection à VIH/SIDA qui est passé de 2,6 pour cent en 1985 pour atteindre 13,84 pour cent en 1999 et même 16,35 pour cent en 2005", a ajouté Dr Sépou. Dr Modeste Hosa, médecin-chef du Centre de santé scolaire et universitaire de Bangui, a indiqué à IPS que 85,71 pour cent des décès des enseignants de cause connue sont dus au VIH/SIDA.

L’ambassadeur de France en RCA, Jean Pierre Destrouesse, déclarait, le 14 juillet à propos du SIDA : "Rien qu’une traversée du cimetière de Ndres (le plus grand cimetière de Bangui), permet de s’apercevoir que de nombreux Centrafricains quittent la vie, non pas très jeunes, mais en pleine force de l’âge, à peine 30 ans. On a là, sous les hautes herbes du cimetière, les résultats du ravage du SIDA", a-t-il affirmé. Interrogé par IPS, Dr Longo du CND a indiqué que plus de 30.000 personnes vivent actuellement avec le VIH/SIDA en RCA. Les femmes sont plus touchées et elles sont généralement infectées plus jeunes que les hommes de la même tranche d’âge. Les filles de 15 à 24 ans sont cinq fois plus infectées que les garçons de la même tranche d’âge, a-t-il dit. La population de la RCA est de 2,8 millions habitants après le recensement de 2004, selon le ministère du Plan. Des spécialistes s’accordent à dire que la pandémie a beaucoup sévi, malgré les stratégies mises en oeuvre pour combattre le fléau depuis la déclaration des premiers cas de SIDA en 1984. Emilie Debato, professeur de sociologie à l’Université de Bangui et présidente de l’organisation non gouvernementale (ONG) Femmes contre le SIDA, a déclaré à IPS que la politique du gouvernement dans la lutte contre la pandémie du VIH a échoué à cause d’une "inadaptation totale des stratégies mises en place". "Certains de nos compatriotes, notamment ceux de la santé, ont cru devoir faire du SIDA une source d’enrichissement alors que nos frères et soeurs sont contaminés et meurent tous les jours. Les fonds destinés à la sensibilisation de la population sont systématiquement détournés à d’autres fins", affirme Debato. Elle a ajouté que la débauche, le tourisme sexuel, la prostitution, notamment chez les jeunes filles, sont bien loin d’infléchir la courbe de l’infection à VIH/SIDA. Interrogé par IPS, le directeur général du ministère de la Santé, Dr Marcel Goana, a expliqué que le retard pris pour reconnaître l’existence de la maladie (1984-1987) et pour engager une lutte contre sa propagation, a sérieusement favorisé l’avancée de la pandémie. "Après un temps d’hésitation, le gouvernement avait alors choisi de centraliser toutes les activités au niveau du ministère de la Santé. Mais au fil des ans, il s’est rendu compte de l’inefficacité de cette politique de centralisation de lutte contre le SIDA, qui n’a pas permis de réduire la progression de la maladie et ses méfaits", a reconnu Goana.

Depuis janvier 2001, a-t-il indiqué, le gouvernement a opté pour la décentralisation de la lutte contre le VIH. Il a créé le Comité national de lutte contre le SIDA (CNLS) doté d’un secrétariat technique qui a pour mission principale de promouvoir des approches impliquant les ONG, les associations, les communautés les confessions religieuses et les médias. Selon le coordonnateur du CNLS, Jean Willybiro Sacko, l’institution a choisi de baser son action sur une planification plus rigoureuse. Avec le concours de l’ONUSIDA, le CNLS s’est investi dans un grand programme de planification stratégique qui s’est traduit par une analyse de la situation et de la réponse, pour déboucher sur un Plan cadre stratégique national, a-t-il expliqué à IPS. Ce plan a été validé en 2004, mais le CNLS souhaite réorienter son action et dynamiser les activités qu’il mène en partenariat avec les ONG et les associations. Le plan prévoit notamment la formation des membres des ONG qui participent à la lutte contre le VIH/SIDA, ainsi qu’un financement et un appui technique du CNLS à leurs projets d’activités. Le plan envisage également la prise en charge du traitement des malades par des anti-rétroviraux (ARV). Selon Dr Paul Gbaté, expert au Fonds mondial pour la lutte contre le SIDA, environ 500 malades bénéficient des ARV depuis décembre 2004, année de démarrage officiel de ce traitement. Avant cette date, les malades qui avaient des moyens achetaient les ARV dans les pharmacies privées, et le coût du traitement mensuel se chiffrait à quelque 300 dollars. Ce coût est d’environ quatre dollars depuis décembre 2004, uniquement pour les malades qui ont été dépistés dans un centre du Fonds mondial. Le CNLS bénéficie d’un financement de la Banque mondiale, qui s’élève à 20 millions de dollars pour cinq ans (2004-2009).

Le chef de l’Etat, François Bozizé, avait déclaré, dans son premier discours après sa prise de pouvoir, en 2003, que le "SIDA et ses conséquences sur la population centrafricaine constituent un véritable enjeu national qui justifie son maintien, par le gouvernement, dans les toutes premières priorités du pays". Selon Sacko, le sombre tableau, que présente la situation du SIDA en Centrafrique, a suscité une grande mobilisation en quatre ans, qui aurait pu favoriser une régression du taux de l’infection à VIH, si elle l’avait été plus tôt, pendant les deux précédentes décennies. Néanmoins, a affirmé à IPS, le coordonnateur du CNLS, "des espoirs sont permis, car on note un début de changement de comportement dans la société, la baisse de la stigmatisation et de la discrimination, ce qui permet aujourd’hui la création de nombreuses associations de personnes vivant avec le VIH tant à Bangui qu’en provinces, ainsi qu’un début organisé de prise en charge médicale, nutritionnelle et sociale".

Source : http://fr.allafrica.com/

ESPACE : Les expériences continueront sur orbite avec les vaccins contre le SIDA et le cancer

09:33 | 11/ 10/ 2005

CENTRE DE CONTROLE DES VOLS (région de Moscou), 11 octobre - RIA Novosti. L’équipage de la nouvelle, douzième mission - Valeri Tokarev et William McArthur - qui a remplacé Serguei Krikalev et John Phillips à bord de la Station spatiale internationale (ISS) continuera à effectuer sur orbite les expériences avec les vaccins contre le SIDA et le cancer, ainsi que l’expérience unique en son genre "Cristal de plasma".

"Les nouveaux appareils et les composantes nécessaires pour l’expérience internationale extraordinaire d’étirage de cristaux dans les conditions d’apesanteur - le "Cristal de plasma" - parviendront sur l’ISS à bord du cargo "Progress" suivant. Au cours de la mission de six mois, l’équipage effectuera deux sorties dans l’espace. "Au cours de la deuxième sortie q’il est prévu d’effectuer du segment russe de l’ISS, nous sortirons dans l’espace avec William et lancerons, pour un vol autonome, le scaphandre "Orlan" truffé d’appareils radio spéciaux en vue d’étudier divers phénomènes spatiaux", a dit Valeri Tokarev. "Au cours de la première sortie du segment américain de la station, nous installerons une caméra vidéo à gauche où se trouve une poutre en treillis", a ajouté William McArhtur. Pendant les entraînements, de bons rapports se sont établis entre Valeri Tokarev et William McArthur. "Pendant quatre ans d’entraînements, nous n’avions eu aucune divergence", a dit le Russe. De plus, nous avons une expérience semblable : il était pilote de l’hélicoptère, j’ai volé à bord d’un chasseur, nous sommes venus dans l’astronautique en âge mûr, nous avons deux enfants".

Source : http://fr.rian.ru/

VIET-NAM CANADA : Projet canado-asiatique sur les maladies infectieuses

10/11/2005 — 11:20(GMT+7)

Hanoi, 11 octobre (AVI) - Le Vietnam et le Canada ont organisé lundi et mardi à Hanoi un séminaire consacré à un projet canado-asiatique sur les maladies infectueuses émergentes, en vue de chercher des mesures pour s’y opposer.

Déclenché à l’Initiative canado-asiatique sur les maladies infectueuses émergentes (CAREID), ce projet stratégique a pour but de réduire les risques relatifs à ces maladies en Asie du Sud-Est, d’accroître et de minimiser les pertes économiques. En effet, le Vietnam ainsi que certains autres pays asiatiques ont tiré des expériences de leurs lutte contre les épidémies importantes comme la grippe aviaire, le sida, le syndrome respiratoire aigu sévère (SARS). Lors du séminaire, les experts vietnamiens et étrangers ont partagé leurs avis sur les capacités sanitaires face à des maladies infectieuses, les activités de surveillance, d’enquête et de prévention. Ils ont examiné la compétence des laboratoires, les mesures pour faire face à des cas urgents, la sensibilisation et l’éducation communautaire. Selon les experts, le Vietnam devra définir un mécanisme de coordination et un plan de coopération régionale pour atteindre les objectifs fixés. Il devra aussi renforcer la réalisation du projet CAREID dans les régions urbaines et rurales. -AVI

Source : http://www.vnanet.vn/

CÔTE D IVOIRE : Apprendre aux enfants à vivre avec le sida

ABIDJAN, 10 octobre (PLUSNEWS) - Quand il sera grand, Malick sera joueur de football professionnel, comme son idole Ronaldo. En attendant, l’adolescent n’oublie aucun des médicaments qui prolongent son espérance de vie d’enfant vivant avec le sida.

« Je suis un attaquant très rapide », affirme ce jeune Ivoirien de 15 ans, à l’entraînement dans l’équipe des cadets de l’un des clubs de la capitale économique Abidjan. « Un jour, je jouerai dans un grand club », rêve Malick (un prénom d’emprunt). L’allure sportive, souriant, Malick est l’un des 480 enfants suivis depuis 2001 par l’association ivoirienne Chigata, qui signifie « Tant qu’il y a de la vie » en sénoufo, une langue parlée dans le nord sahélien du pays. Chigata est un centre de prise en charge et de transit, où les enfants infectés par le virus ou affectés par les conséquences de la pandémie sur les structures familiales viennent trouver écoute, soins et soutien nutritionnel et psychologique. La plupart d’entre eux vit dans des foyers d’adoption, souvent auprès de membres de la famille élargie. Seule une dizaine d’enfants vit au centre, une petite maison de cinq pièces dotée d’une cour sablonneuse où les enfants peuvent jouer. Au fil du temps et des besoins, le local est devenu exigu et une autre salle a été improvisée pour abriter de nouveaux lits. « Si les gens ne veulent pas garder l’enfant parce qu’il a le VIH, nous sommes obligés de le recueillir », explique sa présidente, la dynamique Rose Dossou, ajoutant qu’elle ne cesse jamais de négocier avec les parents jusqu’à ce que celle-ci accepte l’enfant. « Les enfants retournent toujours dans leur famille adoptive », explique-t-elle. Elles sont une poignée d’organisations et d’associations locales à tenter de prendre en charge les 300 000 orphelins et enfants vulnérables qu’abrite officiellement le pays, frappé de plein fouet par l’épidémie de VIH/SIDA qui affecterait sept pour cent de la population adulte, selon les Nations unies. Selon les autorités, un plan d’action serait en cours d’élaboration. Mais en attendant, aucun cadre légal n’existe en Côte d’Ivoire qui permettrait d’agir en faveur de ces enfants, le plus souvent livrés à eux-mêmes en raison de leur séropositivité et de la stigmatisation attachée au virus qui a tué leurs parents ou leurs proches. Malick a perdu son père et sa mère il y a huit ans et vit depuis chez ses grands-parents maternels, qui le soutiennent au quotidien : prise de médicaments, scolarisation, activités extra-scolaires... tout est sujet à plus de souffrance pour les enfants vivant avec le VIH. Pour évacuer les difficultés quotidiennes et permettre aux enfants de parler de leurs problèmes, Chigata organise, depuis 2002, trois groupes de parole par mois : pour les parents, les adolescents et les plus petits, âgés de sept à 12 ans. « Nous parlons des problèmes que nous rencontrons en classe, ou de l’infection à VIH », explique Malick, qui a appris sa séropositivité à l’occasion d’une de ces rencontres. Selon Rose Dossou, les enfants qui connaissent leur statut sérologique peuvent apprendre à mieux vivre avec le virus... et bénéficier des différents appuis offerts par l’organisation non-gouvernementale - nourriture, fournitures scolaires, frais de scolarité, cartes de transport...

« [Conditionner les dons] a amené les parents à prendre leurs responsabilités et à annoncer aux enfants leur statut », a-t-elle expliqué, ajoutant que l’ONG, dotée d’un budget de 183 000 dollars par an, était appuyée par le gouvernement américain, le programme commun des Nations unies sur le sida (Onusida) et des privés ivoiriens. Au sein des groupes de parole, les enfants reçoivent des conseils sur la manière de respecter la prise de médicaments ou sur la façon de bien répondre aux questions de leurs camarades, souvent curieux des raisons qui poussent, par exemple, l’un d’entre eux à sortir régulièrement de la classe de cours, selon Mme Dossou. Quant aux plus petits des enfants sous sa responsabilité, « nous leur enseignons les règles d’hygiène pour les préparer à vivre avec le VIH/SIDA », a-t-elle ajouté.

Des règles à apprendre

L’une des règles fondamentales que Rose Dossou et ses collègues apprennent aux 180 enfants sous traitement antirétroviral (ARV) est de prendre leurs médicaments à heure fixe, quelquefois plusieurs fois par jour, une prescription qu’ils ont du mal à suivre. « Les enfants peuvent prendre jusqu’à neuf pilules par jour, c’est beaucoup pour eux », explique Clémentine, l’une des 10 assistantes communautaires de Chigata qui accompagnent les enfants. « Quand ils sont fatigués, ils prétendent oublier », ajoute-t-elle. Malick avoue ne pas avoir été toujours très sérieux. Mais c’était avant de comprendre pourquoi il devait toujours prendre son traitement — et ne jamais l’oublier. « Nous avons appris dans notre groupe de parole qu’il faut toujours prendre ses médicaments, sinon nous allons tomber malade », explique-t-il. Clémentine, l’assistance sociale, affirme ainsi que les parents adoptifs sont plus négligents vis-à-vis des enfants infectés ou simplement orphelins : ils ne mangent pas avec tout le monde et leurs médicaments ne sont pas toujours donnés quand il le faut, quand les membres de la famille les achètent. C’est le cas de Malik, mais aussi de ces deux enfants que vient de recueillir Chigata : ils habitaient à Man, une grande ville de l’ouest du pays sous contrôle de la rébellion armée depuis près de trois ans : leur oncle adoptif ne leur donnait plus leur traitement depuis des mois. Du coup, de nombreux enfants viennent à Chigata pour prendre leurs médicaments et suivre les groupes de parole, une thérapie nécessaire pour évacuer les difficultés soulevées par le milieu scolaire. Abrutis par les médicaments, qui nuisent à leur vigilance et leur donnent quelquefois des nausées, les enfants sous traitement, plus petits que les autres, doivent subir les sarcasmes des autres élèves mais aussi se rendre aux consultations médicales, autant de contraintes qui gênent leur parcours scolaire. « Depuis 2002, nous organisons des cours de français pour aider les enfants à rattraper le retard qu’ils prennent sur leurs camarades », explique Rose Dossou. De nombreux enfants ratent les cours parce qu’ils ont des rendez vous à l’hôpital, précise-t-elle, ou parce qu’ils craignent de retourner en classe. « Une maîtresse a une fois refusé qu’une de nos petites filles, myope, vienne s’asseoir au premier rang pour qu’elle puisse bien voir le tableau », raconte la présidente de Chigata. « Une autre fois, un enfant est venu me demander pourquoi sa maîtresse avait dit aux autres enfants de ne pas jouer avec lui ». « Ces personnes vivent dans l’ignorance, elles croient que ces enfants sont contagieux », dit-elle, expliquant que des enseignants sont invités à la fête de fin d’année de Chigata « pour parler de ce que les enfants vivent à l’école ». L’entraîneur de Malick, le seul de l’équipe à être informé de sa séropositivité, est beaucoup plus compréhensif. « Il ne me laisse jamais jouer plus de 45 minutes... le temps d’une mi-temps d’un match de football. »

Source : http://www.plusnews.org/fr/ [Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]

GUYANE : Les médecins VNU mobilisés pour combattre le VIH/sida en Guyane

GEORGETOWN, le 5 octobre 2005 — Le premier groupe de médecins, Volontaires des Nations Unies (VNU), est arrrivé dans la capitale de la Guyane pour aider à renforcer la réponse du pays à l’épidémie croissante de VIH/Sida.

Les médecins, venus d’Inde, du Kenya, Nicaragua, Nigéria, Pakistan, Sierra Leone, Soudan, Uganda et Zambie se trouvent en Amérique latine dans le cadre de l’effort concerté du plan d’urgence de lutte contre le Sida (PEPFAR) du Président des Etats-Unis George W. Bush, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du programme VNU en Guyane. Ce pays figure parmi la liste des 15 pays du plan d’urgence PEPFAR. Il est le premier à recevoir l’aide des Volontaires des Nations Unies dans le cadre de l’initiative. Le Président Bush a lancé le plan d’urgence PEPFAR en 2003 pour appuyer les programmes de prévention et de réduction du VIH/sida dans les pays sélectionnés. Le projet sur cinq ans d’un montant de 15 milliards de dollars américains finance le traitement de deux millions de personnes séropositives, aide à prévenir sept millions de nouvelles infections au VIH et à soigner 10 millions de personnes vivant et/ou affectées par le VIH/sida, notamment des orphelins et personnes vulnérables.

Dix médecins VNU participeront à cette initiative. Cinq d’entre eux travailleront dans des hôpitaux régionaux en dehors de Georgetown. Les autres seront affectés dans des cliniques et hôpitaux de la capitale. Quelques-uns des médecins sont spécialistes en pédiatrie, épidémiologie et thérapie antirétrovirale. Les partenaires de l’initiative au niveau des pays, le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et le Centre François-Xavier Bagnoud de la Faculté de médecine et de dentisterie du New Jersey aux Etats-Unis, ont établi un programme d’accueil pour donner aux médecins volontaires une vision générale de l’épidémie VIH/sida dans le pays.

D’après le Rapport sur l’épidémie du sida dans le monde en 2004 du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), la Guyane figure parmi les pays les plus affectés dans l’hémisphère ouest avec un taux estimé de prévalence VIH chez les adultes de 2,5 %. L’épidémie est la première cause de mortalité chez les personnes de la tranche d’âge 25-44 ans et la seconde cause de mortalité chez l’ensemble de la population. En plus des soins médicaux, les médecins VNU assureront la promotion du volontariat et favoriseront la prise de conscience au sujet de ce que les volontaires peuvent contribuer aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) 6 par leurs actions. Les objectifs visent, entre autres, à arrêter la propagation du VIH/sida d’ici 2015. Les médecins lanceront plusieurs activités sur le VIH/sida pour éveiller la prise de conscience au sujet du sida et installer des cliniques de dépistage médical dans des communautés isolées avec le soutien de volontaires de la communauté, infirmières et médecins compris.

Le Chargé de programme VNU en Guyane, M. Wilson Mondal, a déclaré que les VNU avaient été choisis en tant que partenaires de PEPFAR pour leur réputation dans le pays et le succès de l’initiative de soins médicaux apportés par les VNU à Trinidad et Tobago où ces médecins volontaires aident à pallier la pénurie de professionnels médicaux dans le pays. Il a ajouté que depuis 1984, les Volontaires des Nations Unies ont contribué au développement de la Guyane en travaillant dans plusieurs ministères, notamment celui de la santé. Il attend de cette nouvelle initiative qu’elle renforce la relation entre les Volontaires des Nations Unies et le gouvernement, et favorise la partenariat du programme VNU avec de nouveaux alliés comme le CDC. M. Mondal a annoncé que le gouvernement américain financera l’affectation des médecins VNU pendant deux ans et que ce financement pourra être prolongé pour deux années supplémentaires. Il a ajouté que les autres pays du PEPFAR souhaiteraient reproduire l’initiative en cours en Guyane.

En accueillant les médecins VNU, le Coordinateur Résident des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD, M. Youssef Mahmoud, a déclaré, “Nous sommes tous ici pour mener une mission, pas seulement pour travailler. C’est parce que ce pays est confronté à des défis préoccupants de la lutte contre le VIH/sida que nous sommes ici pour le servir, connaître les problèmes et finalement livrer un enseignement.” Le programme VNU est l’organisation des Nations unies qui soutient la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement par la promotion du volontariat, y compris la mobilisation de volontaires. Dans ce contexte, chaque année le programme VNU offre l’opportunité à plus de 7 000 femmes et hommes (dont 75 % viennent de pays en voie de développement) de soutenir des initiatives de paix, d’assistance et de développement dans quelque 140 pays. En outre, il engage des milliers d’autres individus dans l’action des Nations Unies par l’intermédiaire de www.onlinevolunteering.org, et gère WorldVolunteerWeb.org, un portail servant de banque de connaissances sur le volontariat dans le monde.

Source : http://www.unvolunteers.org/



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