Retour à la page d'accueil
La Revue En Direct Congrès Actualité Agenda Recherches Opinions
Actualité
Psychiatrie
Neurologie
Le Dossier
Chroniques
Analyse de Livres
Informations


Mon Neuro-Psy
Mes archives
Mon Actualité
Mon Profil
Mon Inscription
               Se connecter      Inscription   
12/10/2005
Actualité
Neurologie
 
11/10/2005

Une cartographie cérébrale par IRM

Amincissement de la substance grise dans le sida

Les sujets atteints de sida présentent, en l'absence de toute infection opportuniste cérébrale, un amincissement de la substance grise dans les régions sensorielles, motrices, prémotrices et visuelles. Ces lésions sont corrélées à la fois à l'état immunitaire et aux capacités psychomotrices.

Plus de 40 % des personnes atteintes de sida à un stade déclaré de la maladie, présentent des troubles des fonctions cognitives allant d'un déficit mineur jusqu'à, dans les cas les plus graves, une démence qui précède généralement l'issue fatale. Ces déficits peuvent exister en l'absence d'infections opportunistes, ce qui suggère l'implication de mécanismes immunitaires dans l'apparition des troubles. Dans les jours et les semaines qui suivent la primo-infection par le VIH, le virus est présent au niveau du système nerveux central, mais il ne se réplique ni dans les neurones ni dans les cellules gliales. Les protéines du virus encodé sont directement toxiques pour les neurones glutaminergiques ; pourtant, chez des patients autopsiés, la plus grande partie du matériel viral se situe dans des monocytes infectés. Ces cellules traversent la barrière hématoencéphalique et peuvent, dans un second temps, libérer du virus au sein du système nerveux central. Les neurones sont d'abord lésés indirectement lorsque les macrophages, les lymphocytes et les cellules de la microglie infectés libèrent des lymphokines et d'autres substances neurotoxiques (TNF-)alpha, radicaux oxydatifs, protéase, acide quinolinique).
Afin de mieux connaître les différents types de lésions cérébrales liées au VIH, des neurologues américains, l'équipe du Dr Paul Thompson (Los Angeles) a procédé à une cartographie en trois dimensions du cerveau de 26 personnes atteintes de sida (25 hommes et une femme d'âge moyen 47,2 ans et ne présentant pas de démence liée au VIH) et de 14 témoins appariés pour l'âge.
Chaque sujet a bénéficié d'un examen neurologique et d'une évaluation des fonctions cognitives dans les quatre semaines précédant la réalisation de l'examen IRM.
Comparés avec les images des sujets contrôles, celles des malades montraient un amincissement prononcé et sélectif de la substance grise dans de nombreuses régions anatomiques incluant le cortex sensoriel primaire et le cortex moteur dans les deux hémisphères. Ces lésions pouvaient s'étendre antérieurement jusqu'au cortex frontal et au cortex prémoteur. D'autres anomalies ont été détectées dans les zones pariétales du cortex d'association mais aucun atteinte des aires périsylviennes n'a été détectée. Enfin, un amincissement de 15 % environ de la substance grise a été noté au niveau du cortex primaire visuel. En revanche, les régions temporales et préfrontales n'étaient pas atteintes chez ces malades.

Un parallélisme avec l'immunité.
L'analyse des lésions à l'IRM montre un parallélisme à la fois avec le degré d'immunité (compte de CD4) et avec l'intensité des déficits neuropsychologiques.
Quinze des 26 personnes atteintes de sida recevaient un traitement par inhibiteurs de protéase associé avec des inhibiteurs de la transcriptase reverse. Parce que l'utilisation à long terme de ce type de médicaments peut induire des effets positifs (baisse de la charge virale, augmentation du compte de CD4) et négatifs (lipodystrophie), les auteurs ont choisi de comparer deux groupes de patients, ceux traités et non traités. Aucune différence d'épaisseur de la substance grise n'a été notée entre les deux groupes.

La sensibilité du cerveau au virus.
Pour les auteurs, « cette cartographie permet de juger de l'impact du sida sur le système nerveux central et confirme la sensibilité du cerveau au virus même lorsqu'un traitement antirétroviral est suivi ». Les lésions corticales des aires sensorielles primaires, prémotrices et visuelles s'opposent à celles retrouvées dans des pathologies neurodégénératives telles que la maladie d'Alzheimer (atteinte temporale, limbique et aires associatives). Par ailleurs, les lésions cérébrales préfrontales et pariétales se sont révélées prédictives de l'état immunitaire des patients. Enfin, l'amincissement des régions du langage et de la zone frontale des deux hémisphères pourrait apparaître comme un facteur prédictif du nombre des cellules T qui, lui-même, est indicatif de l'état immunitaire.

> Dr ISABELLE CATALA

«Proc Natl Acad Sci USA », édition avancée en ligne.

Premiere visite?
Inscrivez-vous, c'est gratuit
Connexion
Email:
Password:
Mot de passe oublié ? cliquez ici

Si vous possédez déjà des codes d'accès pour www.quotimed.com , ceux-ci vous permettent d'entrer directement dans l'espace sécurisé de :
www.neuropsy.fr
 
 
Je recherche :
Dans les Articles de : Divers :

NEURO-PSY
SITES DU RESEAU
MEDLINE

L'industrie Pharmaceutique

Les Sites Partenaires

Quotimed
Quotipharm
Neuropsy
Aipef
Le Généraliste
Décision Santé Stratégie

Vidal
Medec
Hopital Expo
Medivia
Geront Expo

 
Copyright © Interligne 2001(Tous droits réservés)